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Réussir son pitch : le casse-tête des rédacteurs

19.11.2014.
Publié le 20 juillet 2014

Par Claire Goutines, rédactrice chez Zanzibar

Le réseau girondin Club Affaires Connexions, le CAC33, organisait le 9 juillet une soirée-atelier sur le thème du pitch. Expert invité, Vincent Pereira, de l’agence de communication bordelaise Inaativ.

Lorsqu’on est rédacteur -ou rédactrice- croyez-moi,on comprend toute l’importance du pitch. C’est simple, personne ne connait notre métier, donc pour se présenter en une minute,  il vaut mieux aiguiser son vocabulaire avant. Un exemple : « je suis rédactrice, dans le domaine de la communication« . Réponse du monsieur en face, médecin de son état :  « mais de quelle communication ?« . Flop. N’essayez même pas: « je crée du contenu rédactionnel ou contenu éditorial », c’est pire. Autre angle d’attaque : « j’écris tous les messages qui servent à valoriser une entreprise ou une structure, que ce soient des supports de communication imprimés (on évite print !) ou numériques. »  Déjà plus clair mais pas vraiment glamour.

Donc la soirée du CAC33 tombait très bien.

Qu’est-ce qu’un pitch et à quoi sert-il ?

Venu du vocabulaire du base-ball et Outre-Atlantique, le pitch signifie littéralement un lancer fort et précis. Exactement ce qu’il faut pour accrocher un interlocuteur que l’on ne connait pas, et qui ignore tout de notre activité. Le pitch va donc servir à se présenter rapidement, de manière claire et percutante. Peu de temps pour faire passer un message. Les américains parlent même d’elevator pitch, l’exercice ultime : coincé dans un ascenseur avec une personne importante pour nos affaires, nous avons quelques étages pour convaincre !

Un dîner en ville, une soirée réseau, un repas d’affaires, un rendez-vous de prospection… autant d’occasions de parler de son activité et de créer de opportunités de business. Encore faut-il être prêt.

Eviter la coquille vide

Tout bon communicant le sait, bien communiquer ce n’est pas bien parler, c’est être bien compris. Exit la quantité et les effets de manche, et bienvenue à l’efficacité.

Nous connaissons tous des dirigeants ayant une idée géniale, un concept innovant, des produits de qualité mais qui n’arrivent pas  à susciter l’intérêt d’un banquier, d’un investisseur, d’un futur client. Cela vient parfois de ces premiers moments primordiaux, ce fameux pitch censé retenir l’attention. Les erreurs les plus courantes, soulignées par Vincent Pereira, viennent d’un message pas assez tourné vers l’interlocuteur, trop technique, pas assez pédagogique, ou brouillon.

Un bon exercice : « pitcher » sa grand-mère, ou son petit neveu. Pour être certain d’être pédagogique, prenez un cobaye dans votre entourage et expliquez-lui votre métier. Si un enfant comprend, tout va bien !

1 minute, c’est très court !

Le CAC33 avait donc organisé une séance de pitch avec 4 à 6 participants par table, sous la houlette d’un animateur et d’un co-animateur chargés respectivement d’évaluer la partie verbale (le message, la forme du discours, le vocabulaire employé..) et la partie non-verbale (regard, mains, position du corps, sourire..). Format imposé : 1 minute par participant.

Dans les faits, après chaque pitch, l’ensemble du groupe –et pas seulement les animateurs –  a évalué le pitch de chacun. En toute bienveillance bien entendu, selon les valeurs du CAC33. Et cela a vraiment permis à chaque participant de progresser. Bien sûr, l’exercice n’est pas facile et le stress était là. Mais justement : ceux qui faisaient l’exercice étaient très volontaires pour se lancer, et s’améliorer. Chapeau, Mesdames et Messieurs, d’avoir joué le jeu et si bien préparé vos pitchs !

Globalement, les erreurs les plus fréquentes, exprimées en fin d’atelier, concernent le débit –trop rapide-, le regard, pas assez dirigé vers l’interlocuteur, et des confusions dans le positionnement de l’offre donc nécessairement dans l’expression du message.

Les 7 bons réflexes : à lire le site d’Inaativ.

Miroir, oh mon miroir

En fin d’atelier, 3 volontaires ont refait leur pitch devant toute l’assemblée, après avoir intégré les remarques du groupe. Ils ont été filmés par notre partenaire Emmanuel Clémence, d’ Imagine you, qui mettra à leur disposition privée le film de leur pitch, et auront un debrief personnalisé avec Vincent Pereira dans les jours prochains.

Pour conclure cette soirée, Vincent Pereira a rappelé l’importance de l’entrainement : s’entrainer  sans relâche est probablement le point le plus important. Vous pensez maîtriser votre sujet ? Oui bien sûr, mais ce n’est pas suffisant. Devant un miroir ou un collègue, testez votre pitch, chronométrez-vous, apprenez-le pour être ensuite plus à l’aise et moins paniqué par des problèmes de mémoire et de stress.

Soirée innovante et très réussie, de nouvelles têtes et adhésions, des participants ravis de l’expérience et de l’apport pédagogique de Vincent Pereira… la saison du CAC33 se termine en beauté en attendant la prochaine session de septembre consacrée au numérique.

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