Le Blog de Zanzi

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Se manager soi-même en tant que travailleur indépendant !

19.11.2014.
Publié le 20 février 2014

Lors du dernier atelier organisé par le CAC33, réseau professionnel bordelais, plus de 70 personnes ont planché sur le thème du management. 

En tant que membre du bureau du CAC33, j’avais choisi d’animer la table ronde sur la question « Se manager soi-même ». Intéressant pour une rédactrice free-lance, amenée à travailler souvent seule et assez régulièrement en duo ou en équipe.

Dans la salle, 16 personnes ont débattu pendant une heure. Le groupe est très mixte : travailleurs indépendants, salariés détachés en local d’une entreprise parisienne, ou personnes intégrées dans une entreprise. Au final, quelle que soit la situation de chacun, les constats se rejoignaient :

• Se manager soi-même : s’agit-il de se manager –ce qui impliquerait une forme de dédoublement- ou davantage de se gérer soi-même ? Si chacun peut se fixer des objectifs et un programme pour les respecter, on parlera peut-être plus d’autodiscipline.

. Dans tous les cas, la notion d’objectif est importante. Elle implique une remise en cause, un désir de progression, voire d’évaluation. Car viser un objectif c’est bien, mais ça ne sert à rien si on ne mesure pas l’atteinte de l’objectif. Un exemple concret donné par une graphiste indépendante : « J’ai du mal à faire de la prospection, je n’aime pas ça et je repousse le moment de m’y mettre. Ensuite, j’en fais pendant 15 jours, à fond, puis j’arrête à nouveau« . Pareil ! Moi rédactrice, je n’aime pas la prospection et je procrastine un maximum sur le sujet…

. L’une des solutions retenues dans ces échanges est la stratégie des petits pas : se fixer des objectifs atteignables, réalistes, et organiser plutôt la progression par  paliers mesurés, sans se mettre en danger : plus facile de grimper une marche que d’immenses escaliers quatre à quatre. Cela suppose un prérequis indispensable : bien cerner ses points forts et points faibles, de manière de adapter la stratégie à notre comportement.

. Autre piste de réflexion évoquée : attention à ne pas être trop sévère avec soi-même. Être exigeant, oui, mais garder de l’indulgence, se ménager des moments de plaisir. S’organiser des moments de découverte, de plaisir, cela nourrit l’esprit et le moral.

Enfin, nous avons tous souligné à quel point il est important, dans tous les cas, d’aller vers les autres, de garder le contact, cultiver le réseau, partager, voire même savoir demander de l’aide. « On a besoin du regard des autres » : belle conclusion, non ?

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